Une journée dans la peau d’un pizzaiolo chez NO.900

Une journée dans la peau d’un pizzaiolo chez NO.900

Tu vois souvent la pizza arriver devant toi en mode parfaite, bien dorée, bien garnie, belle comme sur Instagram. Mais derrière… c’est pas Instagram. C’est plutôt un mix entre précision, vitesse et un peu de chaos organisé.

Chez NO.900, une journée de pizzaiolo, ça commence pas “tranquillement avec un café”. Ça commence avec le four. Toujours. Parce que le four, lui, il s’en fout que t’aies mal dormi ou pas. Il doit être à 900 degrés. Point.

Puis, le matin, y’a ce moment un peu silencieux où tout se met en place. La pâte a déjà reposé pendant des heures. Elle est vivante, presque. Tu la touches, elle te répond. Si elle est pas bonne, la pizza sera pas bonne. Simple. Après, ça enchaîne.

Les boules de pâte, les sauces, la mozzarella, les tomates, les gestes répétitifs. Mais en vrai, c’est jamais vraiment répétitif. On tranche, on coupe, on écrase...Parce qu’aucune pizza ne sort exactement pareille. C’est là que ça devient un métier d’artisan, pas une machine.

Et puis arrive le service.

Là, ça change de niveau. Ça va vite. Très vite. Les pizzas sortent du four en continu, parfois t’as à peine le temps de respirer entre deux. Mais t’as toujours ce moment où tu regardes la pizza sortir… et si elle est belle, t’as un petit sourire. Même après des années. Ce qui est marrant, c’est que les gens pensent souvent que le plus dur c’est la technique.

Mais non. Le plus dur, c’est de rester constant. Même quand t’es fatigué. Même quand y’a 40 commandes en même temps. Même quand le four te chauffe le visage comme un soleil italien énervé.

Et pourtant… y’a un truc qui fait que tout le monde reste. Le moment où tu vois quelqu’un croquer dans ta pizza. Silence. Sourire. Regard. Là tu sais. C’est pour ça qu’on fait ça.