Comment on forme un pizzaiolo chez NO.900

Comment on forme un pizzaiolo chez NO.900

Transmettre, c’est allumer une flamme

Quand Mirko parle de transmission, il ne parle pas seulement de technique de pizza. Il parle d’un truc beaucoup plus profond : l’envie de donner aux autres l’étincelle qui change tout.

Il raconte souvent un souvenir très simple, mais révélateur. À l’école, il se souvient surtout des profs capables de marquer les esprits, pas ceux qui récitaient un cours parfait, mais ceux qui arrivaient à créer quelque chose de plus fort.

“J’ai toujours trouvé que les professeurs qui sont capables de transmettre quelque chose, c’est des personnes qui sont capables d’allumer une petite flamme en toi.”

Cette image de la “flamme”, il y revient sans cesse. Pour lui, c’est exactement ça, le cœur de l’apprentissage : déclencher un intérêt, qui devient ensuite une curiosité, puis parfois une passion.

La transmission comme point de départ

Dans son travail chez NO.900, Mirko ne se voit pas seulement comme un chef ou un expert de la pizza napolitaine. Il se voit aussi comme quelqu’un qui transmet.

Et cette transmission, elle ne vise pas forcément à transformer quelqu’un en pizzaiolo du jour au lendemain. Elle commence plus simplement.

“Si je peux être capable de transférer la même chose à des jeunes ou moins jeunes qui ont déjà un intérêt, mais qui ont juste besoin d’allumer cette flamme-là…”

Ce qu’il cherche, ce n’est pas de former des copies. C’est d’aider des gens à découvrir quelque chose par eux-mêmes. À partir d’un déclic.

La pizza napolitaine comme point d’entrée

Pour Mirko, entrer dans le monde de la pizza napolitaine, c’est un peu comme ouvrir une porte… mais une porte vers beaucoup plus grand que ce qu’on imagine.

Ce n’est pas juste apprendre à faire une pâte ou gérer une cuisson. C’est comprendre tout un univers : les gestes, les produits, la rigueur, mais aussi la culture derrière.

“Rentrer dans le monde de la pizza napolitaine, c’est une chose, mais après ça, c’est tellement vaste, tellement énorme.”

C’est là que se joue la vraie richesse du métier. La pizza devient un point de départ, pas une fin.

Une passion qui ouvre d’autres passions

Ce que Mirko aime particulièrement, c’est ce moment où une personne accroche. Pas forcément parce qu’elle maîtrise tout, mais parce qu’elle commence à s’intéresser.

Et à partir de là, tout peut s’ouvrir : la farine, les fermentations, les fours, les techniques, mais aussi la gestion d’une pizzeria, l’organisation, la précision du geste.

Il voit la pizzeria comme un terrain d’exploration, presque infini.

“Ça peut te faire tomber en amour avec plein d’autres choses.”

Plus qu’un métier, un déclencheur

Au fond, ce que défend Mirko, c’est une idée simple : on n’apprend pas un métier seulement avec des règles, on l’apprend avec une envie.

Et cette envie, elle ne se décrète pas. Elle se transmet.

Pas par des grands discours. Mais par des gestes, des exemples, une énergie.

Et parfois, juste une rencontre suffit à changer la trajectoire de quelqu’un.

Une flamme qui s’allume, et derrière… tout un monde qui s’ouvre.